
Bien-être Santé
UNRPA : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
47 bis rue Kléber 93400 Saint Ouen
Tél. : +33 (0) 1 40 11 60 08

Les 2 millions d'associations de notre pays, leurs 16 millions de bénévoles et près de 1,8 millions de salariés sont une richesse majeure de notre société. Dans le sport, la culture, dans nos communes, auprès des personnes âgées ou des personnes en situation de handicap, pour nos enfants, pour la solidarité, pour l'éducation populaire, le rôle des associations en France est essentiel et unique en Europe. Elles sont pourtant mises en grave danger. 186 000 emplois sont menacés et des associations vont disparaître en raison des politiques de rigueur dures et injustes qui s'appliquent. Nous appelons à agir ensemble.
Un secteur vital asphyxié
Partout, le secteur associatif est fragilisé par l'austérité qui mine le tissu social et solidaire de notre République. En affaiblissant les communes et les associations, le Gouvernement tourne le dos à un projet de société émancipateur.
Les coupes budgétaires de 2025 ont déjà provoqué un séisme pour l'emploi associatif. Celles prévues pour 2026 amplifieront la crise et menaceront la survie même des associations. Les chiffres parlent d'eux-mêmes :
Bien que le secteur pèse 124 milliards d'euros (3,3 % du PIB) et près de 10 % de l'emploi privé, l'enquête du Mouvement Associatif (mars 2025) révèle que :
La suppression des emplois aidés (PEC, CUI, CAE, adultes relais) a déjà affecté 48 % des associations. Retards de versement des fonds publics, inflation, charges administratives : les équipes comme les bénévoles sont découragés.
Derrière ces chiffres, ce sont des milliers d'accompagnements et de lieux de lien social qui disparaissent, au profit de l'isolement et de la pauvreté.
Refuser la remise en cause de l'autonomie et de l'indépendance des associations
Dans le même temps, la dérive autoritaire se renforce. Depuis 2021, les associations doivent signer un Contrat d'Engagement Républicain (CER) pour toute demande de subvention ouvrant la voie par exemple à des injonctions de Préfets sur le conditionnement des financements et sur le contenu des projets.
De plus, les appels d'offres enferment les associations dans un rôle de prestataires, les placent en situation de concurrence entre elles, au détriment des publics — notamment les plus fragiles — comme l'a souligné le Haut Conseil à la Vie Associative
Pour un plan d'urgence
En cohérence avec le rapport de 2024 du Conseil Économique Social et Environnemental (CESE) « Renforcer le financement des associations : une urgence démocratique », nous demandons un plan d'urgence aujourd'hui indispensable pour sauver les associations et redonner vie au projet républicain :
Un appel à soutenir la une mobilisation pour la défense du modèle associatif
Nous soutenons, dans le respect de notre diversité, toutes les mobilisations nationales et locales visant à faire reconnaître l'apport indispensable du secteur associatif. Les plus de 350 initiatives du 11 octobre, à l'appel du Mouvement Associatif, ont révélé l'ampleur de la crise.
Les associations sont au cœur du combat pour une République sociale, solidaire, laïque et démocratique.
Nous, responsables publics et citoyens engagés, acteurs associatifs appelons à un sursaut collectif pour défendre le secteur associatif, sa contribution à l'égalité, à la solidarité et à la démocratie.
Le lien vers la tribune à signer 
Retraites et pensions disparaissent,
une « allocation sociale » arrive !
Les dernières décisions du gouvernement concernant les pensions de retraite aboutissent à un recul social de plus de 70 ans. Dans le PLFSS 2019, la pension de retraite doit rester un droit, acquis par le versement des cotisations, et non devenir une simple « allocation sociale ».
Aujourd’hui ce gouvernement supprime la revalorisation annuelle des pensions. L’évolution des pensions, devenues allocations sociales, est désormais le fait du prince, des possibilités budgétaires, avec l’objectif de les faire baisser drastiquement.
Le Président Macron, élu en promettant que le « pouvoir d’achat des retraité-e-s serait préservé », nous considère comme des « nantis », diminue le pouvoir d’achat, voire les pensions et veut mettre fin à l’acquis des retraites.
Il applique maintenant aux personnes retraitées ce qu’il veut faire avec sa réforme de retraite à points en 2019. Tout le monde est concerné, actifs, futurs retraités, actuels retraités !
Il veut encore baisser
le pouvoir d’achat !
Il veut revaloriser les pensions, comme les prestations sociales, de seulement 0,3 % en 2019 et 2020, alors que les prix ont augmenté de 2,3 % ces 12 derniers mois.
Des prestations sociales, comme l’APL, ne suivront plus l’inflation et contribueront à la baisse du pouvoir d’achat.
Ce n’est pas acceptable !
|
En 3 ans, un mois de pension a été pris dans la poche du retraité
Exemple concret d’un ou une retraitée qui percevait en décembre 2017 la pension moyenne de 1 376 € bruts.
Sans compter les pertes du passé (gel des pensions, taxes CASA et CRDS), à partir du 1er janvier 2018, la perte est de : 1,7 % avec la CSG + 1,7 % selon l’estimation de la hausse des prix pour 2018. = 561 € de perte de pouvoir d’achat pour l’année 2018.
Si le gouvernement limite à 0,3 % la revalorisation des pensions, pour une inflation estimée à 1,7 %, ce sera une perte de 511 € par an en 2019 et autant en 2020.
Cela représente plus de 1 500 € sur trois ans ! Tout le monde perd plus d’un mois de pension. |
Frapper les retraitées et retraités :
un choix politique
Les millions d’euros pris dans nos poches ne sont pas perdus pour tout le monde :
· suppression de l’ISF,
· baisse de l’impôt sur les sociétés (jusqu’à 25 % en 2022),
· baisse de 1,8 point de la cotisation famille,
· baisse annoncée des cotisations patronales maladie de 6 points en 2019,
· suppression de « l’exit taxe » (6 milliards d’euros),
· etc.
|
Manifestons massivement le 18 octobre |
En manifestant le 18 octobre, exigeons :
o La suppression de la hausse de la CSG qui pénalise les retraités et retraitées de 4,5 milliards d’euros et fait baisser le taux de remplacement de 2,5 % en net pour les retraité-e-s depuis cette hausse. Nous demandons l’inscription de la suppression de cette hausse dans le PLFSS 2019.
o La revalorisation de toutes les pensions, par la fin du gel des pensions, le rattrapage des pertes subies, le refus du 0,3 % 2019-2020.
o L’indexation des pensions sur les salaires et un minimum de pension au SMIC pour une carrière complète.
o Le maintien des pensions de réversion, sans conditions de ressources.
La prise en charge de la perte d'autonomie à 100% par la sécu et l’ouverture d'un droit universel dans le cadre du service