
Consultations ostéopathiques
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Depuis des mois, nous nous confrontons à un discours récurrent visant à faire des retraité·es des boucs émissaires.
Après une vie professionnelle de plus de 42 ans, les retraité∙es se retrouvent aujourd'hui jeté·es dans le chaudron des soi-disant « privilégié·es », accusé·es de coûter trop cher à la société et d'être responsables en grande partie du déficit de la Nation.
Pour certain·es « bien-pensant∙es », les retraité∙es sont des assisté·es, ne contribuent plus à l'économie du pays et pèsent sur la Sécurité sociale qui n'aurait plus de moyens au regard du vieillissement de la population.
Les résultats des dernières élections municipales, qui ont vu une forte progression des élu·es d'extrême-droite, rendent encore plus légitimes et indispensables la mobilisation pour la défense et le développement des services publics, afin de répondre aux exigences sociales de l'ensemble de la population. Les politiques menées par l'extrême droite fragilisent la solidarité, attaquent les associations, réduisent les moyens des services publics et opposent les habitant·es entre elles et eux.
L'adoption par 49-3 en début d'année de la loi de financement de la Sécurité sociale (LFSS) et du budget de l'État entérine de nouveaux reculs sociaux pour les malades et les retraité·es en particulier. Alors que le Premier ministre S. Lecornu s'était engagé, devant l'Assemblée nationale, à ne pas augmenter les franchises médicales, celui-ci vient de décider, par décret, d'augmenter au 1er mars 2026, le forfait hospitalier de 15 % et de le forfait patient urgence de 33 %.
Un parjure, une injustice flagrante !
Comme si les malades étaient responsables d'aller aux urgences, alors qu'il est de plus en plus difficile de trouver un médecin. De plus, près de 60 % des patient·es aux urgences sont des retraité·es et/ou des personnes seules.
Cette LFSS 2026 répond avant tout aux exigences du patronat et du Medef en particulier qui milite pour transférer aux familles et aux retraités∙es les coûts de leurs soins.
La taxe supplémentaire de 2,05 % sur les mutuelles et complémentaires santé aura comme conséquence directe une augmentation des cotisations pour les assuré·es.
Elle s'ajoute à la hausse des cotisations de 12 % en deux ans. Cette évolution a un impact important sur le niveau de vie des retraité·es et sur leur accès aux soins. En effet, 1 600 000 retraité·es ne disposent plus de complémentaire santé et 600 000 ne se soignent pas ou mal. Beaucoup n'ont plus les moyens de cotiser à une complémentaire santé ou à une mutuelle au regard du montant de leur pension.
•la revalorisation des pensions de base et complémentaires de 10 %
immédiatement,
•un accès aux soins et un droit à la santé pour toutes et tous,
•le développement des services publics sur l'ensemble du territoire,
•un financement de la Sécurité sociale basé sur les cotisations sociales.
Retraites et pensions disparaissent,
une « allocation sociale » arrive !
Les dernières décisions du gouvernement concernant les pensions de retraite aboutissent à un recul social de plus de 70 ans. Dans le PLFSS 2019, la pension de retraite doit rester un droit, acquis par le versement des cotisations, et non devenir une simple « allocation sociale ».
Aujourd’hui ce gouvernement supprime la revalorisation annuelle des pensions. L’évolution des pensions, devenues allocations sociales, est désormais le fait du prince, des possibilités budgétaires, avec l’objectif de les faire baisser drastiquement.
Le Président Macron, élu en promettant que le « pouvoir d’achat des retraité-e-s serait préservé », nous considère comme des « nantis », diminue le pouvoir d’achat, voire les pensions et veut mettre fin à l’acquis des retraites.
Il applique maintenant aux personnes retraitées ce qu’il veut faire avec sa réforme de retraite à points en 2019. Tout le monde est concerné, actifs, futurs retraités, actuels retraités !
Il veut encore baisser
le pouvoir d’achat !
Il veut revaloriser les pensions, comme les prestations sociales, de seulement 0,3 % en 2019 et 2020, alors que les prix ont augmenté de 2,3 % ces 12 derniers mois.
Des prestations sociales, comme l’APL, ne suivront plus l’inflation et contribueront à la baisse du pouvoir d’achat.
Ce n’est pas acceptable !
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En 3 ans, un mois de pension a été pris dans la poche du retraité
Exemple concret d’un ou une retraitée qui percevait en décembre 2017 la pension moyenne de 1 376 € bruts.
Sans compter les pertes du passé (gel des pensions, taxes CASA et CRDS), à partir du 1er janvier 2018, la perte est de : 1,7 % avec la CSG + 1,7 % selon l’estimation de la hausse des prix pour 2018. = 561 € de perte de pouvoir d’achat pour l’année 2018.
Si le gouvernement limite à 0,3 % la revalorisation des pensions, pour une inflation estimée à 1,7 %, ce sera une perte de 511 € par an en 2019 et autant en 2020.
Cela représente plus de 1 500 € sur trois ans ! Tout le monde perd plus d’un mois de pension. |
Frapper les retraitées et retraités :
un choix politique
Les millions d’euros pris dans nos poches ne sont pas perdus pour tout le monde :
· suppression de l’ISF,
· baisse de l’impôt sur les sociétés (jusqu’à 25 % en 2022),
· baisse de 1,8 point de la cotisation famille,
· baisse annoncée des cotisations patronales maladie de 6 points en 2019,
· suppression de « l’exit taxe » (6 milliards d’euros),
· etc.
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Manifestons massivement le 18 octobre |
En manifestant le 18 octobre, exigeons :
o La suppression de la hausse de la CSG qui pénalise les retraités et retraitées de 4,5 milliards d’euros et fait baisser le taux de remplacement de 2,5 % en net pour les retraité-e-s depuis cette hausse. Nous demandons l’inscription de la suppression de cette hausse dans le PLFSS 2019.
o La revalorisation de toutes les pensions, par la fin du gel des pensions, le rattrapage des pertes subies, le refus du 0,3 % 2019-2020.
o L’indexation des pensions sur les salaires et un minimum de pension au SMIC pour une carrière complète.
o Le maintien des pensions de réversion, sans conditions de ressources.
La prise en charge de la perte d'autonomie à 100% par la sécu et l’ouverture d'un droit universel dans le cadre du service